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La politique intérieure de l’Irak est d’une extrême confusion et est difficilement lisible depuis Paris, la seule source fiable étant les télégrammes diplomatiques et quelques articles de presse sur internet.
La nouvelle loi électorale.
Adoptée dans la douleur (in extremis, veto du vice-président sunnite, saisine de la Cour suprême), elle prévoit :
- une augmentation des sièges de 275 à 325 pour prendre en comte la croissance démographique et les migrations internes. Sur les 50 nouveaux sièges, les kurdes, après avoir menacé de boycotter les élections ont obtenu 17% de sièges en plus, conformément à la moyenne nationale. Les autorités américaines ont pesé de tout leur poids pour lever les réticences kurdes : le Vice-Président et même le Président Obama ont appelé Massoud Barzani, chef du GRK.
- une nouvelle répartition des sièges entre ceux attribués en fonction des résultats dans les 18 gouvernorats (310) et ceux attribués aux minorités (8, dont 5 pour les chrétiens) et ceux attribués à titre compensatoire pour les partis ayant obtenu un certain quotient sur l’ensemble du territoire (7).
Les chrétiens n’avaient qu’un seul siège dans le parlement sortant et l’élection de 5 députés dans le cadre d’une circonscription électorale unique, ouverte au vote des irakiens de l’étranger, vise à améliorer leur participation électorale.
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