|
|
jeudi 09 février 2012
Vous êtes dans
Actualités
Info locale
|
|
|
|
Aider les pompiers périgourdins.
Monsieur le Président de la section vétérans UDSP 24, Monsieur Raymond Magnanou,
J’ai bien reçu votre courrier du 4 mai 2010 et je vous remercie de m’avoir présenté votre projet de loi sur la révision du mode de calcul de l’allocation de vétérance pour les pompiers. J’ai pris connaissance avec un très grand intérêt de vos explications détaillées sur la discrimination des soldats du feu jeunes.
|
|
En effet, alors que les appels sont chaque année plus nombreux, les services de secours craignent de ne pouvoir faire encore longtemps face à la demande. Le nombre des interventions, qui frôlait les 3,1 millions en 1992, est passé à plus de 4 millions en 2009. Les secours à la personne, en hausse vertigineuse (+ 140 % entre 1992 et 2009), en constituent près des deux tiers, alors que les incendies n'en représentent plus que 10 %. Autre frein, les compétences exigées, équivalentes à celles d'un professionnel, nécessitent une formation de plus en plus poussée pour répondre à un éventail de risques. Tout l'enjeu est donc aujourd'hui de recruter.
A cet égard, des mesures ont été adoptées pour allonger les durées d'engagement, comme la « prestation de fidélisation et de reconnaissance » afin de pallier à la raréfaction des vocations. Créée en 2004, elle donne droit à une retraite qui peut atteindre 1.800 euros par an non imposables. C'est plus de quatre fois l'ancienne allocation de vétérance (400 euros). Pour y prétendre, le bénévole doit verser une cotisation de 51 euros dès la sixième année de son engagement, et ce pendant quatorze ans. Certains redoutèrent toutefois que cette réforme ne produise l'inverse de l'effet attendu. Et c’est exactement ce qui est en train de se passer aujourd’hui.
L'adoption de dispositions successives de mode calculs a amené à une situation complexe et inéquitable selon les bénéficiaires. Constatant l'inégalité du montant des allocations versées aux sapeurs-pompiers à la retraite, nous avons été plusieurs parlementaires à avoir demandé au gouvernement les moyens financiers d’harmoniser les modalités de calcul de cette reconnaissance et donc les montants des prestations en faveur des anciens sapeurs-pompiers volontaires.
Demeurant à votre disposition,
Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’expression de mes salutations distinguées.
Bernard CAZEAU
Sénateur de la Dordogne
|
|
|
|
|
|