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samedi 19 mai 2012
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Honorer la mémoire des anciens combattants gendarmes en Dordogne : le Sénateur s'y engage.
Monsieur le Président de l'UDPRG Dordogne, Monsieur André Marcillaud,
J’ai bien reçu votre courrier daté du 24 janvier 2011 et je vous remercie d’avoir souhaité appeler mon attention sur les inquiétudes des anciens combattants d'Afrique du Nord résidant en Dordogne, relatives aux dispositions du décret du 29 juillet 2010 portant attribution du bénéfice de la campagne double aux anciens combattants d'Afrique du Nord. Je rends hommage aux 487 gendarmes français assassinés entre 1954 et 1962, ainsi qu'aux victimes civiles de la Guerre d'Algérie, des combats du Maghreb durant cette période.
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Après de multiples tergiversations, et sur injonction du Conseil d'État, le Gouvernement a fixé dans un décret récent les modalités d'attribution de cette campagne militaire, alors que le caractère de guerre avait été jadis reconnu aux opérations d'AFN en octobre 1999. Ainsi, les conditions définies aux articles 2 et 3 de ce décret du 29 juillet 2010 sont particulièrement restrictives, privant une majorité de ce public du bénéfice de la campagne double. En ne l’appliquant qu’aux pensions liquidées après le 19 octobre 1999, cette date de référence vide le texte de ses effets et rend impossible l'attribution de la campagne double aux blessés de guerre.
Le contingent d'Afrique du Nord, qu'ils soient appelés, militaires, fonctionnaires ou assimilés et que leur pension ait été liquidée avant ou après la loi du 18 octobre 1999, devrait pouvoir bénéficier de la même façon de la campagne double.
En conséquence, nous sommes plusieurs parlementaires à avoir demandé au Gouvernement ce qu’il envisageait de faire pour remédier à ce qui constitue une véritable discrimination des anciens combattants d'Afrique du Nord par rapport à leurs homologues ayant participé aux campagnes d'Indochine, de Corée ou encore du Golfe.
Enfin, pour ma part, j’ai toujours été en faveur d’une proposition de loi apportant aux jeunes, qui sont l'avenir de la France, les chaînons essentiels de la mémoire, le message de cette génération qui a subi un passé douloureux et veut pour ses descendants, bâtir un avenir de paix, de compréhension, de fraternité. Contre l’outrage et le mépris de l’oubli, nous devons nous efforcer de transmettre la mémoire, le savoir, le devoir de vigilance et les valeurs républicaines à la Jeunesse.
Demeurant à votre disposition,
Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’expression de mes salutations distinguées.
Bernard CAZEAU
Sénateur de la Dordogne
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