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Ces propositions doivent pouvoir être amendées par les communes représentées à la commission départementale. La prochaine réunion est le 16 septembre. Ne me dites pas que vous n'arriverez pas à réunir une majorité !
La loi bloque les choses. Il faut deux tiers des voix, 66 %, pour faire passer un amendement. On n'y arrivera jamais. Les gens vont marchander, c'est imbécile. Ce n'est plus de l'aménagement du territoire. Si ça devient une affaire politicienne, c'est une hérésie. C'est une erreur de la préfète, elle a fait un machin qui crée des conflits.
Dans le reste du département, en Bergeracois ça va à peu près, même s'il y a le problème de périmètre avec Sigoulès. Belvès et Domme ne veulent pas aller ensemble. Entre Montignac et Terrasson, ce n'est pas réglé. Dans l'ouest, autour de Ribérac, on a trouvé des solutions en discutant. En tout, il n'y a que neuf consensus intégraux sur les 24 propositions sur les communautés de communes. Ce qui fait quinze rejets ! Sans parler des syndicats. Sur les transports scolaires, ce n'est pas possible de les supprimer sur le terrain comme on nous le propose.
Quel rôle peut avoir le Conseil général dans ces découpages ?
Ce sont d'abord des affaires locales. Et c'est la commission départementale qui s'en occupe avec au bureau Jacky Monmarson (PS), Jacques Auzou (PCF) et Thierry Boidé (divers droite). Moi, je n'ai pas à m'en mêler. C'est d'abord le préfet qui mène l'affaire.
Je pense qu'on ne trouvera pas toutes les solutions avant la présidentielle. Il y aura des prolongations. Et il y aura aussi de nombreux appels judiciaires... Cette loi est mal ficelée et si la gauche revient, on devra la revoir.
La rentrée commence mal sur le front économique et social : le chômage est en hausse et il y a des difficultés dans des entreprises comme Isoa.
La situation économique est mauvaise ici comme dans toute la France, et même plus. On a eu une hausse de plus 6 000 chômeurs en trois ans en Dordogne. On le voit bien au niveau du RSA dont est chargé le Conseil général. On a eu plus 6 %, soit 400 personnes supplémentaires cette année. On est passé à 7 100 personnes au RSA. C'est un indicateur. Pour le Conseil général, cela représente 35 millions d'euros. Il y a beaucoup de gens qui souffrent : on les aide comme on peut avec nos assistantes sociales.
Les entreprises souffrent du crédit qui se raréfie : les banques ne prennent plus de risques. Il y a les problèmes dans l'immobilier, dans la construction... On perd des emplois à Bergerac NC, Périgord Tabac, la Sotech, Teton et maintenant Isoa. Heureusement tout n'est pas noir, il y a aussi des entreprises qui embauchent comme Durlin à Bergerac, Kimo à Montpon, Hermès à Nontron, Repetto à Saint-Médard-d'Excideuil...
Vous misez beaucoup sur le tourisme, notamment avec la préhistoire.
Le tourisme marche bien et c'est une bonne année. Les sites de la Sémitour sont en hausse de fréquentation : Lascaux 2 plus 8,5 %, au centre d'accueil du Pôle international de la préhistoire, aux Eyzies, il y a eu 50 000 visiteurs ces deux derniers mois, plus 17 % pour la grotte du Grand Roc, qu'on a bien fait d'acheter, plus 11,5 % pour Cadouin...
Pour Lascaux, on réfléchit à des solutions en attendant Lascaux 4 : peut-être élargir les horaires des visites en soirée, mais ça coûtera plus cher en personnel.
Où en sont justement les projets de fac-similés de Lascaux 3 (itinérant) et de Lascaux 4 (réplique complète à Montignac) ?
Pour Lascaux 3, les contacts se prennent pour des expositions en 2013 d'abord en France, puis à Montréal, Chicago et ensuite une tournée en Asie.
Lascaux 4, c'est un gros budget avec l'État et la Région : 45 millions d'euros hors taxes. On aura les études à la fin de l'année, le concours d'architecte entre janvier et mai 2012, les appels d'offres ensuite pour des travaux jusqu'en 2014, voire 2015. Cela dépendra des finances.
Vous misez aussi sur les tournages de cinéma.
On en accueille de plus en plus. En ce moment commence « Jappelou », un film de 20 millions d'euros. Il devrait faire 630 000 euros de retombées sur le département avec les figurants, les hébergements, les décors... Il y a la série « Rani » qui va sortir, « Ici-bas », le film de Jean-Pierre Denis, qui va remuer le monde : la religieuse qui a trahi, ça va faire parler !
Pour la primaire socialiste, vous soutenez Martine Aubry dans un département qui semble plutôt « hollandiste ».
J'étais d'abord l'homme de DSK. C'est quelqu'un que j'apprécie. Très certainement les Français vont avoir besoin de lui, peut-être pas au niveau de la présidence. Pour sa connaissance du monde financier, les Français auront tout intérêt à faire la part des choses avec cette histoire abracadabrante.
La majorité fédérale soutient aussi Aubry. Ma présence amènera un certain nombre de gens vers elle. C'est la secrétaire nationale, elle a réuni les gens. La primaire est une bonne chose qui permettra d'élargir la décision à toute la gauche. |