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mercredi 22 février 2012
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Promouvoir le vin de Bergerac.
Monsieur le Président du Fédération des Vins du Bergeracois, Monsieur Daniel Hocquet,
J’ai bien reçu votre courrier électronique daté du 19 décembre 2011 et je vous remercie de m’avoir fait part des attentes des viticulteurs de la Dordogne concernant le maintien des dispositions de la proposition Warsmann. Aucune modification n’a été faite au Sénat sur celles-ci. Elles sont d’ailleurs bénéfiques.
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En effet, par un arrêt d’octobre 2010, la Cour de cassation avait jugé que le contrat vendanges, qui est un contrat à durée déterminée à caractère saisonnier, devait être requalifié en contrat à durée indéterminée, dès lors qu’il ne fixait pas avec précision la durée minimale ou le terme du contrat. Une telle jurisprudence compromettait la spécificité du contrat vendanges.
Il avait donc été proposé à l’Assemblée nationale que, faute de mentionner une durée minimale ou un terme précis, un tel contrat soit réputé avoir été établi pour une durée courant jusqu’à la fin des vendanges – une date qui ne peut être connue à l’avance, mais dépend de l’organisation des coopératives ou des aléas météorologiques. Les articles 68 ter et 68 quinquies ne visent qu’à se prémunir contre l’oubli de toute mention de durée, afin d’éviter des conflits inutiles.
A cet égard, cette nouvelle législation permettra à la viticulture périgourdine de poursuivre son ascension. De l’avis de tous, le cru de l’année 2011 a été considéré comme une des meilleurs de son histoire. Mieux, dans une filière en crise, les 13 appellations du vignoble de Bergerac arrivent désormais à sortir leur épingle du jeu, arrivant au même niveau de reconnaissance œnologique que les vins les plus prestigieux du Rhône ou de Saône-et-Loire. Ce résultat est le fruit acharné d'un travail mené depuis vingt ans. Et ce malgré la grave crise de surproduction mondiale du début des années 2000.
Or, ce qui a permis aux vins bergeracois de progresser, c’est avant tout sa qualité. Mais celle-ci a un prix. Un vin ayant une appellation coûte en moyenne entre 25 % et 40 % plus cher qu'un spiritueux quelque conque. Et, si l’acheteur est prêt à payer, il fixe aussi des limites. Aussi, nous approuvons ces dispositions qui maintiennent la consommation de vin de caractère à un prix abordable.
En vous présentant mes meilleurs vœux pour l’année 2012,
Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’expression de mes salutations distinguées.
Bernard CAZEAU
Sénateur de la Dordogne
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