On se souvient des difficultés que la Dordogne avait eu en 2003 pour être reconnue éligible aux indemnisations au titre des calamités agricoles. Cette fois-ci, devant la gravité de la situation, le Sénateur, Président du Conseil général de Dordogne, Bernard Cazeau, demande une réponse rapide et massive tout en affichant la volonté du Conseil général de dégager des moyens pour aider les agriculteurs en difficultés.
La Dordogne doit impérativement être classée en zone d’indemnisation au titre des calamités agricoles !La canicule de l’année 2003 a laissé de nombreuses séquelles sur l’agriculture périgourdine. 2004 a été difficile, compte tenu de la hausse continue du prix des carburants - encore amplifiée depuis le début de l’année – et de la chute de certains cours (lait, céréales, maraîchage…). L’agriculture périgourdine vacille, la trésorerie des exploitations tangue, les agriculteurs souffrent. Les excès climatiques du printemps et de l’été 2005 – troisième année la plus sèche depuis 60 ans - viennent de créer d’importants dommages pour les productions fourragères - donc pour l’élevage - les grandes cultures non irriguées et les fruits et légumes. Le sinistre économique sera donc important.Pour sa part, le Conseil général ne se soustraira pas à ses responsabilités puisque je proposerai à l’Assemblée Départementale que des mesures exceptionnelles de soutien soient votées, dans la droite ligne des décisions prises en 2003 en lien avec les organisations professionnelles et la Région Aquitaine. Il me paraît en conséquence indispensable et urgent que l’ensemble des exploitations du département puissent bénéficier d’une procédure d’indemnisation au titre des calamités agricoles. L’Etat doit donc mobiliser au plus vite les ressources de la solidarité nationale. La pérennité de nombreuses exploitations en dépend. »
Bernard Cazeau
Sénateur de la Dordogne
Président du Conseil général
|