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Le Sénateur Bernard Cazeau exprime sa vision du conflit israélo-palestinien.
Monsieur le Président de Palestine 24,
J’ai bien reçu votre courrier du 15 avril 2006 et je vous remercie de m’avoir fait part de votre opinion concernant la suspension de l’aide financière de l’Union européenne au gouvernement palestinien, opinion à laquelle je reste attentif.
Cette question suscite la controverse. D’emblée, reconnaissons que les palestiniens doivent bénéficier du droit de vivre dans des conditions dignes. Mais convenons aussi que nous ne pouvons pas approuver les idéologies intolérantes niant l’existence de ces deux peuples ancestraux en cette terre.
Nous savons que la reconnaissance de l’Etat d’Israël et le respect de sa sécurité par les représentants des Palestiniens sont des préalables indispensables à toute solution politique du conflit. Néanmoins, notre responsabilité immédiate est d’éviter à la population palestinienne le chaos qui la menace. Aider les Palestiniens, ce n’est pas soutenir le Hamas. L’Union européenne a pris une décision dont l’interprétation doit être rediscutée à l’avenir. Le sort du peuple palestinien en dépend.
Je salue le courage de tous ceux qui dans les deux camps ont la détermination de poursuivre le dialogue. Ils rappellent avec conviction que l’avenir de la région passe par une solution politique négociée et non par une politique de violence brutale qui, plonge tous les jours davantage la population palestinienne et israélienne dans la misère, la détresse et le désespoir.
Demeurant à votre disposition,
Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’expression de mes salutations distinguées.
Bernard CAZEAU
Sénateur de Dordogne
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