|
Depuis, les organisations représentatives des enseignants soulignent l'absence de dialogue sur une réforme majeure pour l'avenir de l'enseignement. Alors que les groupes de travail se multiplient au sein des universités pour concrétiser les directives de mise en œuvre de cette décision, les conséquences négatives d'un tel projet n'ont pour l'instant pas été prises en compte.
En particulier, la dilution des IUFM au sein du système universitaire n'a pour l'instant pas fait l'objet de précisions concernant les référentiels des futurs masters « enseignement ». Par ailleurs, il n’a pas été énoncé les modalités de leur intégration au sein des cursus universitaires actuels et les dispositions de « recrutement » des futurs étudiants et de validation de leurs acquis et compétences finales. Enfin, à terme, c'est toute la question de la pérennité des statuts des enseignants qui est ouvertement posée par l'affaiblissement continu, voire la volonté de suppression, des concours.
En conséquence, il lui demande si elle compte revenir sur les annonces faites sur ce sujet et revoir en profondeur les principes de cette « réforme » annoncée de la formation des enseignants. Il souhaiterait connaître également ses intentions afin que s'ouvre enfin une véritable concertation avec les personnels enseignants sur l'avenir de la fonction d'enseignant, de leur formation professionnelle et sur les conséquences d'une « mastérisation ».
Bernard CAZEAU
Sénateur de la Dordogne
|