|
Nous savons tous que certaines activités de la Poste sont déficitaires mais que son caractère public permet un équilibrage des comptes entre métiers déficitaires et métiers profitables, voire la réalisation de bénéfices importants comme ce fût le cas au cours des dernières années.
A nos yeux, lorsque des actionnaires strictement privés accèderont aux fonctions d’administration de la société, comme le changement de statut en ouvre la possibilité, les exigences en termes de réorganisation et de rentabilité ne tarderont pas à surgir.
Les départements ruraux en seront les premières victimes, tant en matière de réseau de proximité que de desserte du courrier.
Dans cette affaire, nous avons le sentiment qu’on cherche à flouer les français.
Alors que la crise boursière battait son plein et que les valeurs financières fondaient comme neige au soleil, le Président de la République avait juré la main sur le cœur que le capital de la Poste n’avait pas à être mis en marché.
Peu après, la rumeur d’une ouverture de capital se faisant de plus en plus insistante et les élections européennes approchant, le gouvernement avait de nouveau rappelé sa détermination à trouver des solutions pour apporter des moyens à La Poste sans changer son statut.
Comme souvent, les promesses d’hier volent en éclats et la solution de bon sens que tout le monde préconise – un renforcement du rôle de l’État actionnaire pour aider la Poste à se moderniser – est écartée au profit d’une gestion de courte vue qui oublie de préparer le futur de cette grande entreprise.
C’est pourquoi nous vous demandons, parce que vous êtes des élus de la République soucieux de l’avenir de votre territoire, d’apporter votre concours à l’organisation d’une votation citoyenne sur l’avenir de la Poste et contre sa privatisation du lundi 28 septembre au samedi 3 octobre prochain.
Il s’agira pour vous de permettre l’accès de votre mairie ou de bâtiments publics, d’y mettre à disposition de vos administrés un isoloir, une urne ainsi qu’un matériel électoral usuel et de veiller à l’organisation régulière de ce scrutin qui doit, malgré sa dimension symbolique, demeurer transparent et fiable.
Vous trouverez toutes les informations pratiques sur le site Internet dédié à l’adresse suivante :
www.appelpourlaposte.fr
Un comité départemental d’organisation a vu le jour en Dordogne sous l’impulsion des organisations syndicales et politiques investies dans ce combat. Il a la charge d’établir la liste des lieux de vote ouverts à la population et de comptabiliser les votes afin de centraliser les résultats de la consultation.
Les coordonnées du comité départemental sont les suivantes :
Téléphone : 05 53 53 72 00 / 06 80 47 33 63
Fax : 05 53 53 59 14
E-mail :
comitecontrelaprivatisation@laposte.net
D’ores et déjà, par retour de courrier ou de courriel dans nos permanences, vous pouvez signaler vos initiatives afin que nous répondions à vos questions et que nous facilitions transmission de l’information et collecte des résultats.
En vertu de l’article 11 de la Constitution, dans l’hypothèse heureuse où le dixième des électeurs du pays prendrait part au vote, une procédure préalable à l’organisation d’un référendum pourrait être lancée, favorisant ainsi la tenue d’un véritable débat public.
Nous en avons assez des larmes de crocodile versées par ceux qui réprouvent le démantèlement des services publics en Dordogne tandis qu’ils soutiennent et encouragent ceux qui, depuis Paris, le mettent en oeuvre. Alors, tous ensemble, agissons.
Nous pensons fermement qu’il est de notre responsabilité d’interpeller les pouvoirs publics afin qu’ils renoncent à ce projet préjudiciable aux territoires ruraux.
Nous comptons sur votre engagement républicain et citoyen.
Bernard Cazeau
Sénateur de la Dordogne.
En compagnie de
Claude Bérit-Débat,Sénateur
Pascal Deguilhem, Député
Colette Langlade, Députée
Germinal Peiro,Député
|