En effet, ce secteur compte 2 800 exploitants dans notre pays. Il emploie près de 10 000 salariés saisonniers et représente plusieurs centaines d'emplois dans la recherche et le développement technique. La diminution brutale des aides directes de l'Union Europe destinées aux producteurs de tabac, à compter du 1er janvier 2010, plonge la filière dans une difficulté profonde.
Si aucune décision compensatoire n'est prise en faveur de la filière tabacole dans des délais rapides, il n'y aura plus de planteurs en Périgord comme dans toute la France dès l’année prochaine. À la fin des années 1960, la Dordogne comptait 1 500 producteurs; ils ne sont plus que 350 aujourd'hui alors que cette culture garantit la survie des petites exploitations de notre région.
Pour les tabaculteurs, les perspectives de reconversion sont étroites, voire inexistantes, compte tenu de la structure des exploitations et de la situation économique générale de l’agriculture.
A ce jour, l'Europe ne produit que 25 % du tabac qu'elle consomme. Demain, si rien n’est fait, elle en importera 100 %, mais elle aura au passage supprimé des milliers d’emplois.
Dans un contexte agricole extrêmement difficile, le risque est grand de voir disparaître une filière particulièrement bien organisée, employeuse de main-d’œuvre et qui participe au maintien des actifs dans le monde rural. En conséquence, il lui demande les mesures qu'il compte prendre pour éviter la disparition de cette filière.