Le 12 janvier dernier, l’Institut National des Appellations d’Origine a en effet émis un avis défavorable justifié par une superposition de zones d’IGP déjà existantes, et par le manque de spécificité de la demande des producteurs périgourdins et de leurs groupements.
Cette décision semble pour le moins inopportune, alors que face à la menace de grippe aviaire, le secteur avicole souffre très gravement de l’inquiétude des consommateurs.
La déception des aviculteurs périgourdins est d’autant plus grande que lors de sa venue à Bergerac, le 9 janvier dernier, Monsieur le ministre avait insisté devant la profession sur la nécessité d’un effort de communication et sur l’importance de la traçabilité pour restaurer la confiance des consommateurs. Le refus de l’IGP est à cet égard paradoxal.
En Dordogne, 250 producteurs produisent chaque année 6 millions de poulets. L’emploi avicole y est donc développé et le défendre est primordial. Le Sénateur Bernard Cazeau souhaite par conséquent connaître les dispositions que Monsieur le ministre de l’agriculture compte prendre afin de reconsidérer cette demande d’ IGP.
Bernard CAZEAU
Sénateur de Dordogne