Pour autant, l'obligation faite à tous les Néerlandais de souscrire une assurance privée ne saurait être interprétée comme une privatisation pure et simple. La loi a prévu en réalité une véritable délégation de service public, qui impose des contraintes fortes aux assureurs.
Les Pays Bas ont finalement fait un pari, celui de mettre en place des mécanismes plus efficaces de régulation des dépenses de soins en recourant aux méthodes du privé, tout en essayant de conserver au système la dimension solidaire qui est la marque des régimes publics de couverture contre le risque maladie.
Ce pari a t-il été remporté ? Est-il possible de dresser un bilan de la réforme, deux ans seulement après son entrée en vigueur ? C'est à cette question, que Monsieur Alain Vasselle et moi avons tenté de répondre dans le cadre de la mission d'évaluation et de contrôle de la sécurité sociale.
Pour lire ce rapport : allez surhttp://intranet.senat.fr/rap/r07-471/r07-471_mono.html