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Le Sénateur Bernard Cazeau défend l'aviculture périgourdine.
Monsieur Jean-Pierre Dupuy
Monsieur le Président du Périgord Aviculture,
J’ai bien reçu votre courrier du 15 décembre 2005 et je vous remercie de m’avoir informé de la situation des aviculteurs périgourdins concernés par le refus de la reconnaissance singulière de leurs produits en label rouge, situation à laquelle je reste très attentif.
En effet, comme vous, j’ai été particulièrement déçu que la demande d'une IGP Volailles du Sud-Ouest, par ailleurs assortie d'une déclinaison Périgord, ait reçu un avis défavorable de l'Institut national des appellations d'origine, devant lequel elle était présentée, le jeudi 12 janvier 2006. La superposition de zone par rapport à des IGP déjà existantes et ne présentant pas de spécificités fondamentalement différentes semble avoir motivé ce rejet. Cette décision me semble contestable et démotivante. Nous l’espérons provisoire.
Dans l’immédiat, la question de l’emploi avicole doit constituer une première priorité. En effet, les conséquences à terme sont que les productions sous label rouge (poulet fermier du Périgord et poulet fermier du Sud-Ouest) sont susceptibles de perdre leur référence géographique. Or, nous le savons bien avec le phénomène de la grippe aviaire, les consommateurs sont particulièrement attachés à l’authenticité d’origine des volailles. Il s’agit là d’une question de première importance.
Conscient des difficultés des aviculteurs périgourdins, j’ai posé une question orale au Gouvernement sur ce sujet. Je vous transmets la copie de cette interrogation adressée auprès du Ministre de l’agriculture.
Demeurant à votre disposition,
Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’expression de mes salutations distinguée.
Bernard CAZEAU
Sénateur de Dordogne
Question orale sans débat adressée à Monsieur Dominique BUSSEREAU
ministre de l’Agriculture et de la Pèche.
Monsieur le Sénateur Bernard Cazeau souhaite attirer l'attention de Monsieur Bussereau, ministre de l’Agriculture et de la Pèche, sur les difficultés rencontrées par les aviculteurs périgourdins, confrontés au refus d’une IGP Volailles du Sud-Ouest estampillée Périgord.
Le 12 janvier dernier, l’Institut National des Appellations d’Origine a en effet émis un avis défavorable justifié par une superposition de zones d’IGP déjà existantes, et par le manque de spécificité de la demande des producteurs périgourdins et de leurs groupements.
Cette décision semble pour le moins inopportune, alors que face à la menace de grippe aviaire, le secteur avicole souffre très gravement de l’inquiétude des consommateurs.
La déception des aviculteurs périgourdins est d’autant plus grande que lors de sa venue à Bergerac, le 9 janvier dernier, Monsieur le ministre avait insisté devant la profession sur la nécessité d’un effort de communication et sur l’importance de la traçabilité pour restaurer la confiance des consommateurs. Le refus de l’IGP est à cet égard paradoxal.
En Dordogne, 250 producteurs produisent chaque année 6 millions de poulets. L’emploi avicole y est donc développé et le défendre est primordial. Le Sénateur Bernard Cazeau souhaite par conséquent connaître les dispositions que Monsieur le ministre de l’agriculture compte prendre afin de reconsidérer cette demande d’ IGP.
Bernard CAZEAU
Sénateur de Dordogne |