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Monsieur Robert Donnat
Monsieur le Maire de Lagnes,
J’ai bien reçu votre courrier du 27 avril 2006 et je vous remercie de m’avoir fait part de votre opinion sur la situation de la viticulture et de sa filière pépinière. J’ai pris connaissance avec un très grand intérêt de vos explications détaillées et de vos remarques relatives aux problèmes des stocks.
En effet, déjà touché de plein fouet par les répercussions d'une crise viticole sans précédent, le secteur de la pépinière viticole française, est confronté à une distorsion de concurrence liée à la disparité au sein de l'espace mondialisée des coûts de main-d'œuvre.
Ainsi, le prix de vente d'un plan est passé de 1,25 euro en 2005 à moins de 0,80 en 2006, les producteurs italiens vendant à 0,70. La France exportera à peine 15 % de sa production en 2006, contre 30 à 40 % en 2004. Les reports d'invendus vont passer de 15,70 % à près de 50 %. Alors que la filière a procuré 486 250 heures de travail saisonnier ou permanent, seules 200 000 heures de travail sont envisagées à l'avenir ; la Dordogne est particulièrement touchée.
Je suis bien conscient du devoir moral d’accompagner financièrement toute personne qui arrêterait son activité. Mais cela n’est pas suffisant. Pour relancer ce fleuron de l'agriculture française, il nous faut une politique viticole de grande envergure. Celui-ci doit prioritairement se centrer sur l’accompagnement pour destruction des stocks des aides à l'investissement pour toute exploitation désireuse de se diversifier.
Demeurant à votre disposition,
Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, à l’expression de mes salutations distinguées.
Bernard CAZEAU
Sénateur de Dordogne
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